Un témoin en Guyane

Un témoin en Guyane

BARBARA POMPILI ET LA BIODIVERSITÉ

14/10/2016

 

La secrétaire d'état a-t-elle ouvert son courrier ?

source : http://lekotidien.fr/

 

 

691.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Décidément, on vient beaucoup nous voir, en ce moment : des élections se profileraient-elles ? Après Cazeneuve, Barbara Pompili, demi-ministre à la biodiversité, Juppé bientôt... Mais keskizontousse ?

 En fait, leurs déplacements, si l'on y regarde de plus près, prennent cohérence : Cazeneuve nous parle d'insécurité, mais il enlève du contingent de Maripasoula au lieu de le renforcer, pour l'envoyer en Gwadloup, où ça barde sans doute réellement. Effet recherché : faire la place nette aux orpailleurs illégaux qui vont pouvoir croître et multiplier. Effet induit : focaliser le bon peuple sur les agressions des illégaux pour faire accepter l'idée : « on va remplacer les illégaux par des orpailleurs légaux ». Oui. Sauf que cela ne marche pas, on a pu le vérifier. Comme le disait un procureur, « il y a l'espace d'une feuille de papier à cigarette entre les pratiques légales et les illégales ». De plus, certaines autorités ont été échaudées par le scandale de la mise en examen du président de la Fedomg, Gauthier Horth.

C'est là qu'interviennent respectivement la Pompili et le Juppé. La première vient noyer le poisson (mercuré, bien sûr) en parlant dans le vague de développement minier, de développement durable, etc. Elle emploie même huit fois dans son bilan à la presse le terme « biodiversité » sans même une ombre de définition... Sait-elle au moins de quoi elle parle ?

Le second (le Juppé) arrive bientôt pour couronner le tout : préparer le lit de Columbus et Norgold, la minor canadienne et la major russe qui se proposent, avec l'appui d'un certain nombre d'élus locaux, d'éventrer le site Montagne d'or (qui porte bien son nom) sur trois km de long, 500 m de large et 300 m de profondeur. Pour alimenter cela, percement d'une route à l'intérieur pour faire venir le cyanure (le mercure, c'est dépassé), mise en œuvre d'un second barrage pour couvrir les besoins énergétiques de cette folie qui viendra noyer près de 100 000 ha de forêts peuplées d'habitants  humains, animaux et plantes, beaucoup non encore répertoriées. Et la sous-ministre à la biodiversité approuve ! Le Juppé, dans sa malfaisante démarche, sera-t-il encore accompagné de Macron et d'Attali ?

Rodolphe Alexandre, à la tête de la CTG, se frotte les mains, il est tout prêt à donner son accord à la construction et mise en eau de ce barrage. Pendant ce temps, des villages de l'intérieur sont toujours sans électricité...

 

Stratégiquement, tout cela est très cohérent, très bien construit.

 

Lire le bilan de Barbara Pompili ici                            

 Au moment ou je conclus cet article, je vois que Madame Pompili a twitté : « L'exploitation minière n'est pas l'avenir de la Guyane. L'avenir, c'est la biodiversité ». Et de neuf (mais elle ne nous dit toujours pas ce qu'elle entend par là) ! Entre temps, elle a peut-être ouvert son courrier et lu sa lettre ouverte...

 

Cliquez ici pour consulter d'autres articles de la catégorie Orpaillage 

Consultez ici  les livres dont le Témoin en Guyane est l'auteur !


14/10/2016
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 193 autres membres