Un témoin en Guyane

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BELO MONTE, LA FRANCE ET L'EUROPE PARTENAIRES DE LA HONTE

26/10/2014

Une catastrophe écologique annoncée

Source : le site du Cacique Raoni : http://raoni.com/

 

 

L’industrialisation de l’Amazonie est une catastrophe écologique annoncée.

215.jpgLa France y participe et cette politique est en contradiction directe avec les engagements qu'elle a pris durant le Sommet de la Terre de Johannesburg, mais aussi avec les directives agréées au sein de la Commission Mondiale sur les Barrages. L’électricité produite par le barrage devrait être employée à 30% pour développer, extraire et raffiner les dépôts de minerai du Brésil, engendrant à sa suite d’autres conséquences environnementales liées à l’exploitation des mines.

 

Belo Monte ouvre ainsi la voie à d’autres atteintes au poumon vert de notre planète car il représente pour le Brésil non seulement une source d’énergie domestique mais aussi une source d’alimentation pour de nouvelles mines, par exemple la mine d’or de Belo Sun. L’électricité produite par le barrage devrait être employée à 30% pour développer, extraire et raffiner les dépôts de minerai du Brésil, engendrant à sa suite d’autres conséquences environnementales liées à l’exploitation des mines.

GDF Suez, EDF, Alstom, Voith-Siemens and Andritz et Arcadis sont des entreprises françaises, allemandes, autrichienne et hollandaises impliquées dans les projets de barrages du bassin amazonien et dont l’État est parfois actionnaire majoritaire. Il est particulièrement étonnant d’apprendre que GDF-Suez via sa filiale brésilienne LEME a été en charge des études d’impact environnemental tant décriées du barrage de Belo Monte.

L’État français est actionnaire à 36% de GDF-SUEZ et accompagne à l’heure actuelle un partenariat stratégique entre GDF SUEZ et Electrobas pour l’Amérique latine mais aussi l’Afrique, deux grandes zones émergentes sur lesquelles ces géants de l’énergie cherchent à se développer.

Le Ministère de la Coopération français a octroyé en 2011 un prêt de 100 millions d’euros à l’entreprise publique brésilienne Electrobras qui, via sa filiale Norte Energia, est en charge de la construction du barrage de Belo Monte. Ce prêt entend financer un appui technique pour la gestion durable des forêts en Amazonie. Ceci fait probablement écho à la déclaration de Carlos Minc, Ministre brésilien de l’Environnement qui réclame 800 millions de dollars de compensations aux entreprises engagées sur Belo Monte, notamment pour la préservation des terres autochtones.

Parallèlement, GDF SUEZ est actionnaire à 50,1% de la construction du barrage de Jirau au Brésil et est aujourd’hui le premier producteur privé d’électricité du Brésil, par l’exploitation de 21 centrales, dont 13 hydroélectriques. Jirau est le deuxième plus grand programme hydroélectrique en cours dans les Amériques, après celui de Belo Monte.

GDF SUEZ a été qualifiée par certains comme l’entreprise la plus irresponsable en matière d’environnement. Elle est accusée d’avoir fait preuve d’un manque de vigilance au cours des phases de planification et de construction du barrage, ainsi que d’un flagrant mépris des droits humains et de la protection de l’environnement, qui relèvent de la responsabilité juridique et éthique de l’entreprise Electrobas a remporté l'appel d'offre pour la construction du barrage de Belo Monte.

213.jpgDans le consortium qu’elle dirige, des entreprises françaises comme ALSTOM sont parties prenantes. Alstom, via sa filiale brésilienne ALSTOM Hydro Energia Brasil Ltda a signé plusieurs contrats avec l’État Brésilien dans le secteur des transports, sur le marché de l’eau (assainissement, irrigation), dans l'énergie thermique, hydraulique et éolienne. Alstom fournira les turbines du complexe de barrages de Belo Monte pour un contrat juteux de 500 millions d’euros.

Alstom affirme, dans son code éthique, intégrer l’impact sur l’environnement dans les critères de ses décisions importantes.
Alstom, dans son code éthique, affirme aussi qu’il respecte les cultures des communautés avec lesquelles il interagit et prend en compte les attentes des différentes parties prenantes.
Alstom affirme enfin que sa réputation d’intégrité se construit sur le respect des lois, des réglementations et autres obligations en vigueur, quelque soit le pays où l’entreprise est établie. De ce fait, il est fortement contestable qu’Alstom s’associe avec le Brésil pour construire un barrage qui viole tous les principes érigés dans son code éthique.

212.jpgLa compagnie française Alstom est le plus grand constructeur mondial de grands barrages. Elle opère dans les barrages de Bakun en Malaisie, Yusufeli en Turquie, Maheshwar en Inde et les Trois Gorges en Chine. L’État français a détenu jusqu’à 21% de son capital, dont les parts ont été rachetées en 2006 par le groupe Bouygues. Bouygues détient aujourd’hui 30% du capital d’Alstom.

EDF, dont l’État est actionnaire à 85%, dit aussi mener à l’heure actuelle des études sur la construction de barrages hydroélectriques au Brésil et a un œil sur ses projets nucléaires. « Si le Brésil confirme son plan nucléaire, EDF est prête à apporter ses compétences », a indiqué Patrick Simon, Directeur général de UTE Norte Fluminense, filiale brésilienne d'EDF dont EDF détient 90% du capital.

Que penser de l’industrie française prêtant main forte à la destruction de l’Amazonie et de ses peuples en violant ses propres chartes éthiques ? De plus, ces entreprises semblent refuser d’appliquer les principes définis par la Commission mondiale des barrages dont elles font pourtant partie.

La Commission Mondiale des Barrages dans son rapport publié en 2000 a en effet dénoncé les impacts de ces grands barrages sur les populations autochtones dépendant de la rivière pour vivre. Cet organisme international indépendant constitué des gouvernements, de l’industrie, des académies et de la société civile a énoncé des directives quant aux bonnes pratiques pour l’hydro-industrie. Ces directives reconnaissent les droits fondamentaux et environnementaux des personnes vivant dans les communautés affectées par les barrages.

Au niveau national, l'ONG française Planète Amazone a demandé à travers un appel solennel remis à François Hollande lors de Rio+20 de ne plus engager la France dans des projets industriels irrespectueux du Droit International.

 Signez la pétition du Cacique Raoni !

214.jpg

http://raoni.com/signature-petition-contre-belo-monte.php

 

 

 

 

 



26/10/2014
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