Un témoin en Guyane

Un témoin en Guyane

EXPORTATION ILLÉGALE DE BOIS D'AMAZONIE VERS QUATRE PAYS EUROPÉENS... DONT LA FRANCE

23/10/2014

France, Belgique, Suède et Pays-Bas

Sources : www.20minutes.fr

Greenpeace

 

 

Des arbres abattus clandestinement en Amazonie brésilienne sont transportés la nuit en grumiers dans des scieries qui ensuite traitent et exportent le bois comme s'il était d'origine légale vers la France, la Belgique, la Suède et les Pays-Bas.

206.jpgLa porte-parole de l'ONG Marina Lacorte a expliqué à l'AFP mardi soir que Greenpeace a mené une enquête dans la région de Santarem, au nord de l'Etat amazonien du Para, qui a montré que « de janvier à août 2014 la France, la Belgique, la Hollande et la Suède ont eu une relation commerciale directe avec trois de ces scieries : Rainbow Trading Importação e Exportação LTDA, Comercial de Madeiras Odani LTDA et Sabugy Madeiras LTDA. Rainbow Trading exporte vers la France et Odani sous-traite pour Rainbow », a-t-elle souligné.

La ville de Santarem concentre le principal pôle de l'industrie du bois du Para, l'état qui produit et exporte le plus de bois d'Amazonie, précise Greenpeace dans un communiqué à l'AFP, qui a effectué mardi dernier un survol de la zone en avion et a pu voir « plusieurs clairières et routes ouvertes dans la forêt », selon un reporter AFP/TV.

  « Ce sont de petites zones qui mettent du temps à apparaître et les images satellites ne les détectent pas », précise Marina Lacorte. Greenpeace a réussi à établir « les liens d'une chaîne d'exploitation sale qui détruit des zones reculées de la forêt et a un rapport avec la violence contre les communautés locales », selon elle. L'enquête de Greenpeace - qui a caché des GPS sous les camions-grumiers pour surveiller leur trajet - a révélé aussi que « les papiers officiels ne sont même pas capables de garantir l'origine légale du bois ».
Depuis 2006, au Brésil, le ministère de l'Environnement a passé la responsabilité de l'exploitation forestière aux Etats fédérés qui ferment les yeux, voire encouragent l'activité, estime Mme Lacorte. D'après des données de l'institut brésilien Imazon, entre août 2011 et juillet 2012, 78% des zones d'activités forestières n'avaient aucune autorisation d'exploitation. L'essence ipé, très prisée en Europe notamment pour les decks de piscine, peut atteindre 2.500 euros le mètre carré.

Greenpeace appelle le gouvernement brésilien à revoir toutes les autorisations données depuis 2006 aux exploitants forestiers et à reprendre le contrôle de cette activité. L'ONG souligne qu’« en maintenant ses portes ouvertes au bois illégal, le marché devient complice de la destruction en Amazonie ».

 D’après Greenpeace, 20% à 40% du bois importé en Europe serait d'origine illégale.

 



23/10/2014
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 193 autres membres