Un témoin en Guyane

Un témoin en Guyane

LA COULEUR DE NOS FLEUVES

13/09/2014

À écouter et regarder

 

Un gentil clip vidéo mais chargé, chargé... Le malaise de jeunes Amérindiens, interprété par eux-mêmes. Un vrai témoignage.

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La couleur de nos fleuves a changé,

le mercure nous tue.

 


 

La novlangue moderne a inventé la notion opératoire de « développement durable ». Désormais, un bon élu labellisé « développement durable » c’est celui qui :

-  Attire de l’investissement afin d’exploiter les richesses de son territoire, dans le respect de règles environnementales généralement rédigées par les entreprises exploitantes.

Propose la création d’une nouvelle « réserve naturelle » dans des zones où les prospections minières n’ont rien donné.

-  Offre la possibilité aux peuples autochtones de se « reloger » dans cette nouvelle « réserve naturelle » car, malheureusement, les terres qu’ils habitent depuis des temps immémoriaux se trouvent en plein cœur des projets d’aménagement du territoire.

Le drame des Indiens d’Amazonie et de l’écologie en général, c’est de n’avoir su convaincre aucune des grandes puissances du monde.
Ainsi, au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, on constate que les Américains n’ont même pas ratifié le protocole de Kyoto, les Chinois viennent de passer un accord commercial avec le Suriname qui promet de transformer la forêt primaire en ameublement pour leur classe moyenne en plein boom.
165.jpgMême la France, qui détient pourtant une partie d’Amazonie au travers de la Guyane, n’a pas ratifié la convention 169 de l’OIT. Cette nation, si diserte dès qu’il est question de Droits de l’Homme, semble pourtant faire bien peu de cas du sort des Indiens d’Amazonie « française », littéralement décimés par la pollution au mercure de ses fleuves sauvagement orpaillés. Comment ne pas s’offusquer de la recommandation de la Croix Rouge française qui, au lieu de dénoncer le scandale de l’empoisonnement des rivières orpaillées, a préféré proposer aux Indiens d’Amazonie Wayanas de changer de régime alimentaire ?
Et... d’où viennent les 200 tonnes de ce mercure mortifère rejeté annuellement dans le bassin amazonien depuis la fin des années 80 ?... D’une industrie pétrochimique brésilienne, basée à São Paulo et dont la vente du mercure engraisse les dividendes des actionnaires et génère quelques emplois mal payés.

Source : //www.brasilpassion.com/

 

 



13/09/2014
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