Un témoin en Guyane

Un témoin en Guyane

LES MARRONS DE GUYANE FRANÇAISE, POPULATION EN EXIL ET DIEUX EN PÉRIL (2)

31/05/2014

Extr. mémoire de Mastère soutenu

par Maxime Thierry, mai 2014

 

 

Le marronnage, un phénomène majeur des Amériques

Après une première prise de contact avec le  phénomène marron dans le précédent article, et avant d'avancer plus avant dans la connaissance des sociétés marronnes, il importe de considérer le pourquoi de l'émergence dudit phénomène : constats, genèse, lieux, raisons liées à la spiritualité. Je vous invite donc à continuer d'explorer cette Histoire, d'autant plus fascinante qu'elle a perduré jusqu'à maintenant.

Le Témoin         

 

067.jpgGrand et petit marronnage

« Il y eut des marrons dès qu'il y eut des esclaves » (Schoelcher 1948 : 64)

Tous les historiens s'accordent à affirmer combien tenace et continue fut la résistance opposée par les noirs aux blancs dans les plantations. Ainsi l'image du «bon esclave », à l'image de celle de l’oncle Rémus de Joël Chandler Harris (1979) n'est qu'une idée inventée par ces derniers tentant ainsi de justifier un système économique reposant sur une idéologie raciste.

Il est communément admis que le marronnage fut particulièrement le fait d'esclaves issus d'ethnies ouest africaines réputées guerrières parmi lesquelles les Fon[1], les Malê[2] ou encore les Yoruba[3]. Nés en Afrique, ces bossales furent pour beaucoup dans la survivance de pans entiers de civilisations africaines en Amérique : « Les navires négriers transportaient à leurs bords non seulement des hommes, des femmes et des enfants, mais encore leurs dieux, leurs croyances et leur folklore. » (R. Bastide 1996 : 29).

Preuve de l'importance de l'héritage de ces hommes et femmes dans l'actuelle ère culturelle afro-américaine, le terme bossale est toujours utilisé dans le registre magico-religieux, tout particulièrement concernant les cultes de possession. On appelle en effet loa bossales en Haïti, les esprits provoquant des transes soudaines et particulièrement violentes. Ce sont ces mêmes santos brutos observés au Brésil par Roger Bastide qui sont responsables des transes « sauvages », préludes à toute initiation ou domestication de ce phénomène (2003 : 117). Quant aux esprits Kumenti[4] que l'on retrouve chez les marrons de Guyane, précisons que leur possession dénote par son caractère spectaculaire voire violent. Ainsi, ces esclaves nés en Afrique furent-ils à l'origine des principales révoltes et marquèrent-ils durablement l'inconscient collectif dans les Amériques noires.

Les bossales n'eurent toutefois pas l'apanage du marronnage puisque les populations nées esclaves dans les habitations et communément appelées créoles, surent également faire acte de rébellion, particulièrement dans les derniers temps de l'esclavage. Ces derniers étaient plutôt enclins au « petit marronnage » consistant en une fuite allant de quelques jours à quelques semaines (R. Bastide 1967 : 53). Temporaire, souvent individuel et relativement proche des plantations ou d'un environnement urbain, ce type de marronnage constituait néanmoins une garantie de ravitaillement non négligeable, notamment en poudre à fusil, pour les campements d'esclaves permanents. Géographiquement éloignés des plantations, ces mêmes campements procédaient quant à eux, d'une volonté d'émancipation totale et définitive des habitations. C'était le « grand marronnage », à vocation durable et ayant parfois donné naissance à de véritables sociétés dont certaines perdurent jusqu'à aujourd'hui notamment au Suriname et en Guyane française.

 

Une résistance globale

Mais quelle place accorder au suicide, à l'avortement volontaire, au sabotage du travail (qui a donné naissance au stéréotype du « nègre paresseux »), à l'empoisonnement des maîtres et à tous ces actes individuels d'opposition à l'ordre esclavagiste ? [...]

Outre la fuite, le marronnage se caractérise également par la menace grandissante qu'il représente à l'époque pour le système économique des plantations. Richard Price (1991:14) évoque l'impact du marronnage sur le cours des produits en provenance de la colonie, à Amsterdam au XVIIIe siècle. L'importance des efforts engagés par les colonies pour l'enrayer témoigne de la grande portée de cette forme de rébellion. En effet, de nombreuses troupes militaires furent à plusieurs reprises envoyées depuis la métropole afin de contenir la menace marronne grandissante comme ce fut le cas en 1772 avec l'expédition dirigée par le capitaine Jean-Gabriel Stedman contre Boni[5]. Mais à une moindre échelle, remarquons que les actions d'entrave au système des habitations, même isolées, jalonnent l'histoire de la traite aux Amériques et témoignent toutes d'un souci de dignité de la part d'hommes et de femmes épris de liberté. Sans vouloir nuire à la singularité d'un tel phénomène ni à l'inverse, souscrire à la tendance actuelle, notamment dans les Antilles et en Guyane françaises consistant à « marronniser » l'histoire, sans doute tous ces actes de résistance, même isolés et s'ils ne furent systématiquement l'œuvre de marrons, peuvent-ils être considérés comme ayant pris part au vaste phénomène du marronnage : (le peuple) « déjà en plein esclavage avait marronné les valeurs de l'Occident colonial. Le marronnage constant avait été une forme de résistance culturelle qui s'était manifestée dans le folklore, dans la religion, dans l'art, la danse, la musique, aussi dans la langue... » (R. Depestre 1969).
064.jpgLe marronnage connut en réalité un grand rayonnement géographique et les nombreuses mutineries et soulèvement massifs d'esclaves furent dès le XVIe siècle[6], concomitants des premières arrivées de populations africaines7 et ne prirent fin qu'au XIXe siècle[7] avec les différentes abolitions (M.-J. Herskovitz 1941). Tous sans exception furent durement réprimées dans le sang et rares furent ceux qui purent résister suffisamment longtemps pour donner naissance à des communautés de marrons pérennes. Souvent les armées coloniales, qui trouvèrent là un exceptionnel motif d'alliance, vinrent à bout de ses mouvements libertaires, comme ce fut le cas pour la célèbre communauté de Palmarès dans l'actuel Etat d'Alagoas, au Brésil. Parfois ces républiques de marrons disparurent absorbées par les populations environnantes constituées d'Amérindiens ou de métis. La population particulièrement mélangées des anciens quilombos[8] du nord de l'Amapà, non loin de la frontière avec la Guyane française, témoigne aujourd'hui de ce lent métissage probablement indispensable à la survie du groupe.

 

Singularités de la Guyane hollandaise

Outre le cas de Saint Domingue où le marronnage, « comme un phénomène de contestation permanente » (F. Lucas 2001) fut pour beaucoup dans l'éclosion de la révolution haïtienne, c'est sans nul doute au Suriname qu'il connut son apogée. Déjà à la fin du XVIIIe siècle, on recensait dans l'hinterland de la colonie néerlandaise de vastes territoires quasi exclusivement occupés par six nations marronnes autonomes : les N'djuka, les Saamaka, les Matawai, les Kwinti et les Boni. Il est évident que ces ethnies (ou nasi) possèdent quelques nuances sociologiques sans doute dues aux conditions historiques de leurs formations respectives. Néanmoins, les Marrons peuvent bien être envisagés, comme le suggère Jean-Yves Parris (2002 : 20) « comme un ensemble socioculturel homogène », eu égard aux traits généraux et à leur mode d'organisation économique, sociale, politique et religieuse similaires.

 

Une géographie propice au marronnage

A l'exception des Sow réfugiés sur la rive française du fleuve Lawa, ces espaces de liberté et d'autonomie étaient le résultat de traités de paix négociés avec le gouverneur de la province hollandaise, venant clore d'âpres luttes remportées sur les armées coloniales.

Paradoxalement, le milieu amazonien a priori hostile du plateau des Guyanes aura en fait contribué à la pérennisation de ses mouvements de révoltes. Si la végétation extrêmement dense et la grande complexité de la topographie des voies navigables constituèrent d'importants obstacles dans la fuite des Marrons, il en fut de même pour les troupes lancées à leurs trousses, formées pour l'essentiel de mercenaires européens peu enclins à progresser dans une végétation de ce type. Dans Après le Bagne (1905 : 19), l'ancien forçat Auguste Liard-Courtois, condamné en 1894 à cinq ans de travaux forcés, donne une description de la jungle guyanaise laissant deviner combien furent nombreuses les difficultés que durent affronter les Marrons dans leur fuite des plantations vers la forêt, quelques dizaines d'années auparavant : « Descendu au fond des ravins, parvenu au sommet des mornes, on ne voit rien. On s'est exténué à descendre une gorge, à escalader une montagne, mais l'épaisse masse de feuillage dérobe toujours le ciel et l'horizon. Agacé, las, nerveux, colère, pestant, courbé, heurté, flagellé, déchiré, trébuchant, tombant, se relevant, il faut poursuivre dans l'interminable sous-bois feuillu qui s'emplit de plus en plus d'insectes, de bruits, d'odeurs, d'ennui et d'effroi ».

Ainsi la géographie de l'arrière-pays du Suriname fut-elle un allié naturel décisif quant au succès de ces évasions d'esclaves. Du reste, la Guyane hollandaise n'avait pas l'exclusivité de ce milieu naturel et les autres Guyanes, française et britannique voire même l'immense colonie portugaise du Sud et de l'Est, présentaient tout autant de forêts rendant toute progression bien difficile.

Pourquoi donc ces mouvements émancipatoires prirent-ils une telle ampleur en ce bout d'Amérique régi par le royaume des Pays-Bas ?

 

Une forte proportion d'esclaves

Loin de nous l'idée d'établir différents degrés de barbarie dans les gouvernements des différentes puissances européennes présentes à l'époque en Amérique. Mais certaines spécificités du système esclavagiste mis en place par la Hollande, parmi lesquelles le rapport démographique entre populations esclaves et colons, semblent fournir quelques pistes intéressantes afin d'expliquer l'ampleur du phénomène du marronnage en ce territoire.

Si 30 à 40% des populations africaines déportées dans le cadre de la traite négrière furet débarqués dans les ports brésiliens de l'immense colonie portugaise voisine, la Guyane hollandaise bien plus petite comptait en revanche l'une des populations d'esclaves les plus importantes de tout le continent en proportion avec la population de colons blancs. On y recensait en effet un homme blanc pour dix hommes noirs à la fin du XVIIIe siècle (S. et R. Price 2003). Or ces statistiques pouvaient varier énormément d'une colonie à l'autre puisque on comptait à la même époque un homme blanc pour quatre hommes noirs à l'île de la Barbade et bien plus de colons que d'esclaves dans nombre de régions des Etats-Unis d'Amérique. Cette flagrante disproportion aura sans doute été au Suriname un facteur favorable aux mouvements de révolte comme ce fut le cas en Jamaïque, autre bastion du marronnage, où l'on dénombrait 320 000 noirs pour 20 000 blancs en 1834 (Schoelcher 1973).

 

069.jpgUn syncrétisme impossible

La religion fournit également un angle d'analyse intéressant pour expliquer la spécificité de la Guyane hollandaise quant au marronnage. Rappelons que nombre de rébellions d'esclaves furent sur Je continent américain organisées et conduites par des chefs religieux soucieux d'opposer une résistance culturelle à une christianisation forcée perçue comme une caution morale de la traite[9] et ayant pour effet de favoriser une assimilation progressive aux valeurs des colons. L'extrait du Code noir (1685) ci-après témoigne cet impératif de conversion des masses esclaves au christianisme : « Tous les esclaves, qui seront dans nos îles, seront baptisés et instruits dans la religion catholique, apostolique et romaine. Enjoignons aux habitants qui achètent des nègres nouvellement arrivés d'en avertir dans la huitaine au plus tard, tous les gouverneurs et intendants des Îles sous peine d'amende arbitraire, lesquels donnent les ordres nécessaires pour les instruire et les baptiser dans le temps convenable[10] ». Songeons par ailleurs à la célèbre cérémonie vaudou menée par le hougan Dutty Boukman, la nuit du 14 août 1791 à Bois Caïman et qui constitua sans doute la mise en branle définitive des esclaves pour la guerre d'indépendance. Lieu conscient de cohésion des esclaves autant que de mise à distance du monde des maîtres, les pratiques magico-religieuses héritées d'Afrique, constituèrent indéniablement une première forme de résistance culturelle contre l'esclavage.

Mais la conversion forcée ne concernait pas toutes les colonies d'Amérique entre lesquelles nombreuses étaient les dissensions concernant le fait religieux. Ces dernières reflétaient en effet à l'époque tous les clivages religieux pouvant exister sur le vieux continent entre une Europe catholique romaine et un pays chrétien réformé. [...]

Fondée en 1550 par des Anglais venus de l'île de la Barbade, la Guyane hollandaise passa aux mains des Néerlandais suite au traité de Breda, en 1667. À peine sortie de la guerre de quatre-vingts ans avec l'Espagne, la République des Pays-Bas est alors en plein âge d'or. L'Église réformée y est reconnue officiellement, et la liberté religieuse individuelle garantie. Un certain climat de tolérance spirituelle s'installe. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si l'un des premiers traités d'exégèse biblique que constitue le Traité Théologico Politique de Spinoza, bien que très critiqué, y paraît à ce moment-là (1670). Néanmoins, l'extension du calvinisme coïncida avec une franche opposition au gouvernement espagnol catholique de Philippe II. Aussi, ce climat de « tolérance religieuse » excluait-il de la vie publique les catholiques comme les luthériens.

070.jpg[...] Il y eut en Haïti comme au Brésil une sorte de superposition des structures théologiques où les saints catholiques furent des masques, des symboles soutenant les croyances : « Le saint que nous adorons est un saint qui n'est jamais mort... Il y a les saints du ciel (ceux de l'Eglise catholique). Mais les nôtres aussi ont le pouvoir de parler avec Dieu... Quand Jésus-Christ est monté au ciel, les apôtres, le peuple qui le suivait, furent en partie dans le ciel avec lui, dans la cour céleste... une autre partie resta dans le monde où les bêtes parlent... les autres saints vivent dans Yayé, dans l'espace » (R. Bastide 1960 : 379).

Réprimées dans la pratique de leurs cultes africains, les populations noires durent nécessairement intégrer des parties du rituel catholique, entraînant par là même une perméabilité aux idées chrétiennes. Alfred Métraux (1958) fait remarquer que le catholicisme dans la liturgie et ses fêtes aux saints, [les fait coïncider] souvent en Haïti avec celles des loa vaudous, telle celle des loa Gede ou génies de la mort ayant lieu le 2 novembre. Ainsi Saint Pierre permit à Legba d'être loué sur les hauteurs du Cap haïtien et à Eshù d'être appelé au pied des caféiers de Porto Alegre au Brésil.

En pays protestant en revanche où le culte n'est dû qu'à Dieu seul (« Soli Deo gloria »), aucun tableau de correspondance ou d'interpénétration n'a pu être établi entre saints catholiques et dieux africains. Les populations africaines qui se trouvaient en cette colonie réduites en esclavage y vécurent donc dans une sorte de bulle culturelle panafricaine excluant toute possibilité d'ascension sociale par voie d'assimilation. Là encore, cette non-entrave à la pratiques de cultes africains entraînant une sorte d'étanchéité aux idées chrétiennes contribua-t-elle sans doute à favoriser des mouvements de cohésion et de révolte.

 

Un régime d'une grande dureté

Invité à s'exprimer au sujet de la religion des Marrons du Suriname au cours de la biennale 2013 du festival du Marronnage de Matoury[11], le linguiste et universitaire surinamais Edgard Van Der Hilst a plusieurs fois usé du mot « apartheid » pour décrire la société de la Guyane hollandaise. Euphémique autant qu'anachronique, ce terme afrikaans aujourd'hui ô combien évocateur permet toutefois de se faire une vague idée de la stricte herméticité régnant à l'époque entre la minorité de colons et l'immense population d'esclaves. Ce dernier mentionnera par ailleurs une loi édictée en mai 1668 stipulant que tout esclave rencontrant un individu de type blanc a pour obligation de s'écarter de son chemin sous peine de flagellation.

065.jpgDans son introduction à Les représentations du corps chez les Noirs marrons du Surinam et de la Guyane française, l'anthropologue américaine Diane Vernon, inspirée des travaux de ses homologues hollandais Van Lier (1971), Voorhoeve et Lichtfeld (1975), précise quant à elle que la politique surinamienne des XVIIe et XVIIIe siècles visait à renforcer l'opposition culturelle entre les colons blancs et les esclaves. Aussi cela aura-t-il conduit au maintien dans la colonie « d'une culture esclave originelle, jusqu'à l'émancipation ».
Ce n'est en outre pas un hasard si nombre des gravures les plus horribles représentant le quotidien des noirs en Amérique pendant la traite ont été inspirées de scène de vie en Guyane hollandaise
[12]. Nul-doute en effet que les esclaves y payèrent « le prix fort » (Voltaire 1759:102) pour que l'on puisse manger du sucre en Europe et que ces insoutenables conditions de vie pesèrent pour beaucoup dans le déclanchement de révoltes ou de fuites massives des plantations vers l'intérieur des terres.

Véritable « rouleau compresseur[13] », ce système d'apartheid était en fait un moyen de contrôle sur une population esclave exclue de la société coloniale. L'assimilation culturelle étant envisagée comme une grave menace potentielle à la colonie, l'esclave devait donc rester païen. Ainsi, c'est un syncrétisme issu de divers panthéons africains qui naquit au Suriname et qui perdure jusqu'à aujourd'hui.

Maxime Thierry         

 

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[1]   Majoritairement présents au Bénin.

[2]   Mali.

[3]   Nigeria

[4]   Déformation du nom Coromentin, donné au pays Ashanti (Ghana) au XVIIIe siècle (Hurault 1961).

[5]   Nom d'un chef marron de l'époque des Fosi ten ayant donné son nom à la dernière ethnie échappée des plantations du Suriname, autrement désignée par le terme Aluku. Voir également, sur le site du Témoin en Guyane, la fiche de lecture relative aux écrits de Stedman

[6]   1522 pour Haïti.

[7]   1831-32 pour la Jamaïque

[8]   Mot originaire d'Angola désignant au Brésil des communautés isolées formées par d'anciens esclaves.

[9]    Voir la thèse d'Antoine Gisler sur l'Esclavage aux Antilles françaises (XVIIe-XIXe siècle), détails historiques sur l'attitude de l'Eglise au cours de l'esclavage.

[10]   Edit du roi touchant la police des îles de l'Amérique Française Article 2. 1685.

[11]   Conférence du 25 septembre.

[12]   Allusion ici aux gravures de Blake ayant servi d'illustrations pour l'ouvrage de Jean-Gabriel Stedman, Narrative of a five year 's expédition against the Revolted Negroes of Surinam, Londres, 1796 (Bibliothèque nationale de France, Paris). Cf. également note n°5.

[13]   Terme employé par Tom Duinguiou pendant la conférence du 25 septembre prenant part à la biennale du marronnage 2013 de Matoury.

 

 



31/05/2014
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