Un témoin en Guyane

Un témoin en Guyane

PARIS : DEUX TÉMOIGNAGES DE PEUPLES AUTOCHTONES AMAZONIENS

05/08/2015

Communautés Sarayaku, Équateur, et Guarani Kaïowá, MS,  Brésil

Source : Licence de paternité Creative Commons (réutilisation autorisée)

 

484.jpgValdelice Veron, une des porte-parole du peuple indigène Guarani-Kaiowa, était invitée à témoigner lors du « sommet des consciences sur le climat », qui s’est tenu à Paris mardi 21 juillet. A 37 ans, la combattante a accepté de quitter le Brésil pour la première fois de sa vie pour témoigner des souffrances de son peuple, portée par « l’espérance que quelqu’un entende le cri de mon peuple et décide d’agir ».

Mais avant de monter à la tribune du Conseil économique, social et environnemental, il a fallu quitter l’Etat du Mato Grosso do Sul, en Amazonie, et rompre les barrages tenus par les « bandits armés ». Des hommes de main, chargés d’expulser les indigènes de leurs terres, à la solde de grands propriétaires fonciers qui exploitent la forêt. Assassinats, viols, kidnappings d’enfants, les pires moyens ont été utilisés pour forcer les indigènes à quitter leurs terres. Près de 300 Guarani-Kaiowa ont été assassinés en dix ans.

Eloignés de leurs terres, les Guarani, qui vivent, se nourrissent, se soignent de ce que leur donne la terre, sont condamnés à la misère. Certains ont été placés et confinés dans des réserves, contraints de travailler dans les plantations de canne à sucre pour un salaire de misère ou parfois une simple ration [de nourriture]. 

 

 

 

 

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05/08/2015
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