Un témoin en Guyane

Un témoin en Guyane

Vidéo : OR SANG CONTRE OR VERT EN GUYANE

22/03/2015

Un entretien « au débotté » avec Thierry Sallantin, anthropologue

 

 

 Thierry Sallantin 381.jpgn'est pas un « chercheur ex machina » mais un homme engagé dans le monde. Après un premier terrain chez les touareg du Niger (bourse Zellidja. 1971), il suit au pied de la lettre le mot d’ordre de Robert Jaulin : « N’étudiez pas les sauvages, sauf si cela peut vous aider à redevenir sauvage vous-même et si votre étude contribue à donner de l’énergie aux peuples pour qu’ils se remettent en guerre contre l’occidentalisation du monde ! ». Pour Robert Jaulin un bon étudiant en ethnologie est soit celui qui adhère à la Contre-Culture écolo-mai-soixante huitarde en participant à la retribalisation des peuples les plus ethnocidés de la terre, ceux d’Europe, soit celui qui se retrouve armes à la main (armes à comprendre plus comme des caméras que des mitraillettes, car les guerres d’aujourd’hui se gagnent avec les médias !) sur le front actuel de la décolonisation, pour défendre les dernières tribus encore libres, en Papouasie, en Amazonie, à Bornéo ou autour du Cercle Arctique, en mettant hors d’état de nuire les missionnaires, les envoyés de l’Etat qui prétendent « civiliser » les sauvages et les « développeurs-aménageurs » qui se targuent « d’améliorer » la vie des gens parfois sous l’alibi ethnocentrique de « l’aide humanitaires ».

Un peu atypique et ambigu, mais j'aime bien ce type. En plus, il donne des noms !  Lire sa biographie sur //prison.eu.org/spip.php?article297 (NdTémoin).

 

 

 

 

Consultez ici  les livres dont le Témoin en Guyane est l'auteur !


22/03/2015
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