Un témoin en Guyane

Un témoin en Guyane

ASSASSINAT D'UN JEUNE CHEF AMÉRINDIEN DANS LE MATO GROSSO DO SUL

03/09/2015

Le gouvernement de Dilma Roussef connaissait l'imminence de l'attaque !

Sources :

Ligue des Droits de l'Homme

Tereza Amaral 

  

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Pourtant ce ne fut pas faute d’information ! Et avec la demande d'aide du président de la commission des droits de l'homme et des minorités de la chambre des députés, M. Paulo Pimenta. Le 29 août dernier, à 8h36, il a posté sur sa page personnelle dans un réseau social, « nous alertons toute la population sur l'aggravation de la situation dans le MS ». Ont été contactés le ministère de la justice, la Funai, le Conseil national de la justice, le Ministère public fédéral, le Département de police fédérale, et même la présidente Dilma Rousseff, entre autres. « Nous avons besoin de manière urgente de la présence effective des autorités pour éviter que le conflit et et la violence s’étendent ».

 

Le même jour, à 14h03 un cri d'appel de détresse a retenti dans la page de aty guasu. « Urgent ! Plus de 200 hommes armés, paramilitaires des fermiers nous ont attaqués coups de feu, ils ont massacré des gens des communautés guarani et kaiowa de la tekoha Marangatu-Antonio João, à 12 heures, aujourd’hui 29/08/2015. On massacre des indigènes en ce moment même, Sous les ordres du ruralista Rozeli Silva. Nous ne savons pas encore combien de personnes autochtones sont assassinées, torturées, blessées et battues. À 12 heures ils sont arrivés à plus de 200 hommes armés et ont attaqué à coups de feu des enfants, des femmes, des vieillards. Cela continue en ce moment dans le tekoha ñanderu marangatu. Nous reviendrons à tout moment pour informer combien de personnes ont été tuées, blessées lors de cette attaque génocidaire et terroriste des fermiers contre les peuples guarani et kaiowa de la tekoha ñanderu marangatu (MS-brésil… Il y a des coups de feu, des coups de feu et des coups de feu ici, sont arrivés en tournage, brûlant tout, tuant nous ici », ont appelé les dirigeants désespérés, informant en direct de la zone d'attaque.

Puis est venue l’information fatidique : Le jeune chef Semião Vilhalva a été sauvagement assassiné d’une balle dans la tête. 

 À 19h06, Aty Guasu a publié un communiqué :
514.jpg« Aty guasu est en deuil. Avec une profonde tristesse communiquons le meurtre de simon vilhalva, ce jour 29/08/2015, dans la tekoha ñanderu marangatu par les tireurs de la ferme frontalière rozeli silva, président syndicat rural ». L'attaque, les massacres et les meurtres d’autochtones ont été préparés en présence du sénateur Moka et autres politiques anti-Indiens, ce matin même. L’Indien Semião a quitté sa femme et ses enfants. De la même manière, le 24 décembre 2005, ce même fermier Rozeli a fait assassiner l’autochtone Dorvalino Roche. Nous demandons justice ! Punition pour les auteurs et les commanditaires. Des dizaines de dirigeants guarani et kaiowa ont déjà été assassinées par les fermiers, mais les auteurs et les commanditaires ne sont toujours pas jugés par la justice du brésil ».

 

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03/09/2015
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