Un Témoin en Guyane, écrivain - le blog officiel

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Au revoir, MADAME

23/01/2019

 

Une Grande Dame nous a quittés

 

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Nous avons eu la douleur d'apprendre hier le départ, dans sa 87è année, de notre amie Janine Garrisson.

 

 

Elle restera une historienne reconnue, professeure d'université en histoire moderne et femme de lettres française, spécialiste de l'histoire politique et religieuse française du XVIè siècle.

 Agrégée d'histoire, elle soutient en 1962 une thèse de doctorat de 3è cycle intitulée Commerces et mentalités à Toulouse au XVIè siècle : 1519-1560 et en 1977, une thèse d'État, Protestants du Midi : 1559-1598, préparée sous la direction de Jacques Godechot à l'université de Toulouse. Elle est professeur émérite des Universités et a enseigné à l'université de Toulouse, puis à l'université de Limoges. Chevalier des Arts et Lettres, elle est aussi membre honoraire de la Société de l'histoire du protestantisme français.

Janine Garrisson est auteure de multiples ouvrages historiques dont la liste est impressionnante mais elle a écrit également plusieurs romans et récits qui se situent dans cette période particulière et tumultueuse du XVIe siècle.

 

Consultez sa bibliographie ici

Janine n'était pas qu'une savante, pas qu'une tête chercheuse. Elle était une amie.

Il me revient en mémoire nos soirées d'échanges et de conversations au cours desquelles nous discutions sous les étoiles et en compagnie d'une bonne bouteille, Janine, Anne-Marie sa compagne, Philippe mon compagnon et moi, de la chance et de la beauté de savoir… Bien sûr, nous ne manquions jamais d'« habiller pour l'hiver » ceux de nos hommes et femmes politiques qui en sont dépourvus, de savoir...

 

Janine, tu as cru en moi, lorsque tu as préfacé mon premier roman Variations sur un thème détestable. Comme tu m'as bien percé, lorsque tu as écrit : « Joël Roy ne peut ni ne veut s'enfuir ; le Maroni ne sera jamais son chemin vers la métropole. L'eau de ce fleuve est devenue pour lui celle d'un nouveau baptême où comme les pépites d'eau dans le sable, surgissent les lucioles d'une étrange tendresse qu'il veut continuer à distinguer ».

 

Aujourd'hui, Philippe me rappelle ce que tu nous écrivais un jour,  au dos d'une reproduction de Jeroen Bosch (1450-1516) : « Le colporteur est un peu triste mais, pense-t-il, le monde va mal. C'est vrai, mais gardons pour nous la petite flamme de l'amitié et de la compréhension ». Promis, Janine, nous la garderons.

 Nos pensées vont vers toi, Anne-Marie, qui a tant aimé et accompagné Janine au long de toutes ces années. Il te reste un trésor : l'amour indéfectible qui vous lia toutes deux.


23/01/2019
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