Un Témoin en Guyane, écrivain - le blog officiel

Un Témoin en Guyane, écrivain - le blog officiel

L'EAU ET LA SANTÉ EN GUYANE

22/09/2013

Ne cherchez pas sur l'Internet...

 

La fièvre typhoïde est une maladie grave causée par des bactéries du genre Salmonella. Elle se transmet essentiellement par ingestion d'aliments ou d'eau contaminés. Les symptômes sont : forte fièvre, troubles digestifs tels que constipation ou diarrhées, et douleurs abdominales. Le vaccin anti-typhoïdique est recommandé en Guyane, à partir de 5 ans pour les enfants.

bidonville.jpg

 

 

 

 

Description

Les agents des fièvres typhoïde et paratyphoïde sont des bactéries du genre Salmonella, strictement adaptées à l'homme (Salmonella Typhi, Salmonella Paratyphi A, et certaines souches de Salmonella Paratyphi B et Salmonella Paratyphi C).

 

Transmission et symptomatologie

Le seul réservoir des salmonelles responsables des fièvres typhoïdes et paratyphoïdes étant l'homme, la contamination se fait obligatoirement par ingestion d'eau ou d'aliments souillés par des matières fécales d'origine humaine. Les pays les plus touchés sont ceux où l'hygiène est précaire (Asie, Afrique, Amérique Latine), mais des contaminations épisodiques apparaissent aussi dans les pays industrialisés. Tout laisse à penser que ces cas sont importés de régions touchées. Plus de 20 millions de cas sont recensés chaque année, causant plus de 200.000 morts.

Les premiers symptômes apparaissent après une incubation de une à deux semaines : fièvre continue accompagnée de maux de tête, d'anorexie, d'abattement (tuphos, torpeur en grec), de douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation. Il existe une forme bénigne où l'état du malade reste stationnaire pendant une quinzaine de jours, et où la convalescence dure plusieurs semaines. Il existe aussi des formes sévères et parfois fatales, à cause des complications observées au niveau de l'intestin, du cœur ou de la vésicule. Sans traitement, le taux de mortalité atteint les 10 %.

La fièvre paratyphoïde, provoquée par les bactéries Salmonella Paratyphi est moins sévère et le taux de mortalité est bien plus bas.

Traitements

Des antibiotiques permettent de baisser le risque de mortalité à moins de 1 %, mais malheureusement, des souches résistantes aux antibiotiques font leur apparition. De plus, après la guérison d'une fièvre typhoïde, 5 % environ des individus continuent à être contaminants (portage chronique).

De plus, il existe un vaccin antithyphoïdique qui ne nécessite qu'une seule injection. Il est généralement administré aux voyageurs qui se rendent dans des pays où les risques sont élevés.

Positions sanitaires spécifiques à la Guyane

La Guyane est de loin le département français le plus concerné par la survenue de cas de typhoïde et pour lequel les taux d?incidence des maladies entériques peuvent atteindre 20 à 30 % par commune, avec un maximum supérieur à 50 % pour des populations alimentées par des installations publiques défaillantes, ou non alimentées par des installations publiques.

Sur une période de 13 ans allant jusque 2007, 13 épidémies de fièvre typhoïde ont été enregistrées en Guyane. Parmi les 80 personnes recensées 61 personnes vivaient sur le fleuve Maroni, 15 sur le fleuve Oyapock et 4 en zone urbaine. Pour la quasi-totalité des épidémies recensées, les populations concernées ne sont pas alimentées en eau potable par des réseaux publics et ont recours à des ressources en eau peu sûres (eau de fleuve en sites isolés et eau de puits en zones urbaines). Des opérations préventives de vaccination contre la typhoïde ont été organisées par la DSDS (maintenant l'ARS) à l'occasion de ces épidémies, du fait des limites identifiées sur les possibilités d'agir sur les conditions précaires d'assainissement et d'alimentation en eau potable des populations résidant en sites très isolés.

La typhoïde est dans l'Ouest !

Près de 15 % de la population, soit plus de 30 000 personnes, n'ont pas accès à une eau potable distribuée par un réseau public, aussi bien en sites isolés qu'en zones urbaines. Ne cherchez pas sur l'Internet des études épidémiologiques récentes, je n'en ai pas trouvé. La dernière trouvée porte sur la période 1995-2007. Mais la typhoïde est dans l'Ouest, et pas seulement sur le Haut-Maroni. Plusieurs cas ont été observés dernièrement sur la région estuarienne des deux grands fleuves rejoignant la mer au nord-ouest et de leurs affluents.

C'est pour rire :

Lors d'un précédent épisode épidémique recensé à Maripasoula en 2010, la Préfecture de Guyane publiait un communiqué par lequel elle recommandait :

- de se laver les mains après être allé aux toilettes,

- de se laver les mains systématiquement avant de manger.

Sages précautions, direz-vous... À condition de disposer d'eau non polluée, non contaminée pour se laver les mains.

 

 

Ci-dessous : une autre façon d'éradiquer...  à laquelle je n'adhère pas.

Ces populations vont s'installer ailleurs, emportant avec elles leurs risques infectieux.

Une façon de se débarrasser du problème... en le déplaçant.

Demolition.jpg

 



22/09/2013
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 211 autres membres