Un Témoin en Guyane, écrivain - le blog officiel

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IL VAUT MIEUX ÊTRE EN BONNE SANTÉ...

24/01/2014

Le CHAR (Centre hospitalier Andrée Rosemon) de Cayenne

« recalé provisoirement » par la Haute autorité de la santé (HAS)

Source : http://www.guyaweb.com/

 

Le centre hospitalier de Cayenne « n'a pas atteint un niveau de solidité qu'on était en droit d?'attendre d'un établissement de santé ». Évalué par cinq experts de la Haute autorité de santé en mars dernier, le CHAR n?a pas reçu sa certification fin décembre qui aurait attesté d'une démarche qualité globale. L'établissement public a jusqu'à juin pour se mettre en conformité.

003.jpgTous les quatre ans, la Haute autorité de santé (HAS) conduit une mission d'évaluation auprès de chaque établissement d?hospitalisation. À l'issue de l'audit, elle décerne ou non une certification qui « vise l'amélioration de la qualité et de la sécurité des soins, et l?atteinte d?un niveau de qualité sur des critères jugés essentiels ».

« En l'état actuel il ne pouvait pas être certifié, mais on laisse une deuxième chance »

Noté pour la troisième fois depuis son existence, le centre hospitalier Andrée Rosemon n'a pas su convaincre les cinq experts qui menèrent en mars 2013 un audit durant cinq jours. Ces derniers rendaient leur verdict il y a quelques semaines et décidaient de « surseoir à la certification », donnant à l'établissement public un délai de six mois pour améliorer certaines pratiques. Il y a quatre ans, le CHAR décrochait la certification mais assortie d'un « suivi ».

Les risques majeurs relevés par les experts sont multiples, mais ceux concernant « l'endoscopie sous anesthésie » sont les plus préoccupants. « C'est le sujet le plus grave qui a été identifié, avec des pratiques professionnelles non conformes » nous détaille François Bérard, chef du service certification à l'HAS.

« On a relevé des pratiques qui induisent des risques, comme des patients placés sous anesthésie générale pour des coloscopies, en bloc opératoire voire dans d'autres blocs sans aucune coordination avec les médecins ou les anesthésistes, voire sans avoir l'autorisation [de pratiquer une anesthésie]. Nous avons signalé ce point auprès de l'Agence régionale de santé ». Selon notre interlocuteur, depuis le signalement aux autorités de cette grave atteinte à la sécurité du patient, le CHAR dit avoir « mis fin à ces pratiques dérogatoires, depuis fin 2013 » (comme par hasard, juste après la notification de non certification... NdTémoin).

 

En psychiatrie on marche sur la tête

La prise en charge des patients en service de psychiatrie est l'autre sujet de préoccupation. « On a été confronté dans cet établissement à des locaux relativement anciens, les chambres d'isolement dans leur conception architecturale ne répondent pas aux bonnes pratiques, au respect de la dignité. Par exemple, n'importe qui peut voir le patient dans la chambre, à travers une fenêtre grillagée. Nous avons demandé une correction immédiate et l'établissement dit l'avoir déjà corrigé » (encore ! la HAS s'adonne à l'acharnement, non thérapeutique ! NdTémoin).

Des travaux auraient été entamés en octobre et d'autres étaient annoncés à partir de « fin 2013 pour respecter l'intimité ». Ces travaux sont rendus possible par le déplacement de l'activité maternité vers le nouveau pôle femme-enfant.

Des pratiques de recours excessif à l'isolement ont par ailleurs interpellé les experts qui estiment qu'il sagit d'un « problème critique ». Sur ce point encore, la direction du CHAR adressait un courrier à l'HAS pour annoncer la « mise en place d'actions depuis mars » en vue d'une harmonisation au référentiel (blablabla, NdTémoin).

Une mise en conformité tardive avec les mesures d'antibiothérapie éditées par le ministère de la Santé

Troisième volet des « réserves majeures » émises, celui relatif au « bon usage des antibiotiques ». Il ressort que le centre hospitalier souffrait de mauvaises pratiques en 2011, consécutives à « l'absence de politique de bon usage des médicaments suffisamment sécurisée ».

Une situation qui aurait évolué depuis ces deux dernières années, puisque les évaluations menées en 2013 par un autre organisme et portant sur l'année 2012 auraient débouché sur la requalification en « niveau A ». « L'établissement a travaillé entre temps de manière assez considérable note François Bérard, qui assure que cette réserve majeure va sauter automatiquement » (ouais... NdTémoin).

Qu'en dit la HAS ?
Pour le chef du service certification de l'HAS, les manquements à la gestion maîtrisée des risques attestent que « sur un certain nombre de sujets [le CHAR] ne s'est pas amélioré voire il s'est consolidé dans des démarches non satisfaisantes », cependant les dirigeants « ont compris qu?ils ne pouvaient pas rester dans une situation qui aujourd?hui sur le plan de la certification est préoccupante ».

 

 

CHOG.jpgQuid de l'AUTRE hôpital du pays, le CHOG (Centre hospitalier de l'Ouest guyanais, à Saint-Laurent du Maroni) qui hébergea par deux fois votre Témoin préféré (qui a failli y devenir cinglé, soit dit en passant) ?

Eh bien, le centre hospitalier de Saint-Laurent fera l'objet d'un audit de la HAS en novembre 2014. Cette Haute autorité qui évoque déjà une « certification compliquée ».

 

 

Et youpie ! Quand je vous le disais, qu'il valait mieux être en bonne santé...

 



24/01/2014
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